Oiry — Wikipédia

Oiry
Oiry
La mairie de Oiry.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Épernay
Intercommunalité Communauté d'agglomération Épernay, Coteaux et Plaine de Champagne
Maire
Mandat
Dominique Charlot
2020-2026
Code postal 51530
Code commune 51413
Démographie
Gentilé Oiryat
Population
municipale
888 hab. (2021 en augmentation de 6,22 % par rapport à 2015)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 01′ 28″ nord, 4° 03′ 04″ est
Altitude Min. 69 m
Max. 127 m
Superficie 10,76 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Épernay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Épernay-2
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Oiry
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Oiry
Géolocalisation sur la carte : Marne
Voir sur la carte topographique de la Marne
Oiry
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
Oiry
Liens
Site web http://www.oiry.fr/

Oiry est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

La commune s'étend sur 10,76 km2. Le village de Oiry, se situe au nord du territoire communal. Au sud-ouest, on trouve une partie du vignoble de Champagne appartenant à la côte des Blancs.

La zone accueillant le vignoble est la plus élevée de Oiry, avec une altitude supérieure à 100 m contre 70 à 80 m dans le village. La commune est traversée du nord au sud par la route départementale 9 et d'est en ouest par la route départementale 3[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Oiry
Aÿ-Champagne
Chouilly Oiry Plivot
Cramant Avize Flavigny

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est limitée au nord par les Tarnauds, un affluent de la Marne et donc un sous-affluent de la Seine.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 703 mm, avec 11,2 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Chouilly », sur la commune de Chouilly à 3 km à vol d'oiseau[4], est de 11,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 668,9 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,3 °C, atteinte le [Note 1],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Oiry est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[9],[10],[11].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Épernay, dont elle est une commune de la couronne[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 45 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (78,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (83,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12,9 %), cultures permanentes (9,2 %), zones urbanisées (4,1 %), zones agricoles hétérogènes (2,7 %), forêts (2,5 %), eaux continentales[Note 4] (2,4 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chemin de fer

En 1849, est inaugurée la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, qui est alors limitée à la gare de Châlons-en-Champagne (elle sera ouverte sur tout son parcours en 1852). Une gare est établie à Oiry, peut-être dès l'ouverture de la ligne comme l'atteste le style du bâtiment voyageurs[15], typique des gares « Est » des années 1850[16].

Entre 1870 et 1872, est mise en service la ligne de Oiry - Mareuil à Romilly-sur-Seine, qui a depuis été partiellement déclassée après avoir été fermée aux voyageurs en 1939 et 1940 ; elle n'est plus utilisée que par les marchandises, et dessert d'ailleurs des entreprises implantées à Oiry[réf. nécessaire]. La gare de Oiry n'est plus desservie par les trains de voyageurs de la SNCF, mais le bâtiment de la gare existe toujours.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Épernay du département de la Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Avize[17]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Épernay-2

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Marne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Oiry était membre de la communauté de communes Épernay Pays de Champagne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001.

Celle-ci fusionne avec sa voisine pour former, le , la communauté d'agglomération Épernay, Coteaux et Plaine de Champagne dont est désormais membre la commune

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 mai 2020 Daniel Bouillon[18] SE Gérant d’une entreprise de transports
Vice-président de la CC Épernay Pays de Champagne (2014 → 2016)
Vice-président de la CA Épernay, Coteaux et Plaine de Champagne (2017 → 2020)
mai 2020[19] En cours
(au octobre 2020)
Mme Dominique Charlot    

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Oiry sont les Oiryats et les Oiryates[20].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[22].

En 2021, la commune comptait 888 habitants[Note 5], en augmentation de 6,22 % par rapport à 2015 (Marne : −1,22 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
183230215230262288307331345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
316313300340378336343340315
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
318322330349366318321335408
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
373371490516982946906896855
2018 2021 - - - - - - -
832888-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Longtemps située entre 300 et 400 habitants, la population de la commune a fortement augmenté dans les années 1980. Ainsi, entre 1975 et 1990, le nombre de Oiryats a doublé. Depuis cette date, la population a cependant tendance à diminuer.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du village est en partie tournée vers le champagne. Le vignoble, qui occupe 87,8 ha, est presque exclusivement planté de chardonnay ; Oiry appartient en effet à la côte des Blancs. On y trouve une vingtaine de vignerons exploitants[24].

La zone industrielle d'Oiry se situe au sud du village, en direction d'Avize[1]. Elle s'étend sur 54 ha[25]. On y trouve de nombreuses entreprises, pour une grande partie spécialisées dans les domaines agricole et viticole[26].

La maison Moët & Chandon a construit une cuverie de 120 m de long sur 50 de large. Ce site augmente d’environ 25 % la capacité de production des sites historiques, avec un investissement de plus de 10 millions d’euros pour la seule cuverie de 100 000 hl[27],[28].

Saint-Gobain a créé une verrerie à Oiry en 1975, spécialisée dans la production de la bouteille de champagne dite "champenoise". Cette usine de Verallia, filiale de Saint-Gobain a été vendue en 2015 au fonds américain Apollo Global Management[29].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Hilaire[30] est de style roman. Son clocher-porche remonte au XIIe siècle, tandis que le reste de l'édifice a été remanié au XIXe siècle[31]. Elle abrite une poutre de gloire et clôture liturgique en fer forgé du XVIIIe siècle. Ces deux objets sont classés monument historique depuis le [32],[33].
  • Le menhir de Haute-Borne est situé au finage des communes d'Avize, Cramant et Oiry. Datant du néolithique, il est classé monument historique en 1889[34].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Oiry Blason
D'azur à la bande d'argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or, accompagnée, en chef, d'un pont isolé d'une arche du même maçonné de sable et, en pointe, d'une merlette aussi d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Carte IGN de Oiry » sur Géoportail (consulté le 9 décembre 2012)..
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre Oiry et Chouilly », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Chouilly », sur la commune de Chouilly - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Chouilly », sur la commune de Chouilly - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le )
  9. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. « CPA. OIRY. 51 - La Gare », sur PicClick FR (consulté le ).
  16. Il s'agit d'un bâtiment voyageurs type 7 des Chemins de fer de l'Est
  17. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. « Oiry. Daniel Bouillon, le maire bâtisseur », L'Union,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Le Conseil Municipal », Vie municipale, sur oiry.fr (consulté le ).
  20. « Population »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur site de la commune de Oiry (consulté le ).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  24. « Oiry », Aire Géographique de Production des Raisins de Champagne, sur Union des Maisons de Champagne (consulté le ).
  25. « Zones d'activités : Oiry », sur site de la CCI Reims-Épernay (consulté le ).
  26. « Économie locale », sur site de la commune de Oiry (consulté le ).
  27. Moët et Chandon: l’avenir en Champagne
  28. « GNAT ingénierie – Moët & Chandon : un partenariat sur le long terme… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  29. « Verallia investit 20 millions d’euros dans la modernisation de son usine près d'Epernay », sur Traces Ecrites News (consulté le ).
  30. « Oiry : 51 - Marne | Cartes Postales Anciennes sur CPArama », sur cparama.com (consulté le ).
  31. « Patrimoine et infrastructures »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur site de la commune de Oiry (consulté le ).
  32. Notice no PM51000603, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 24 février 2013.
  33. Notice no PM51000604, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture. Consulté le 24 février 2013.
  34. Notice no PA00078753, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture. Consulté le 9 novembre 2012.